04 juin 2006

Shadow of the colossus : le deuxième jeu qui s'attaque à moi

L'orinisme...

Ferme-les yeux, mon ami... Je souhaite t'emmener dans un magnifique endroit, mais pour cela, tu dois dissiper toutes les craintes qui hantent ton esprit. Oublie les soucis que ta vie te procure l'espace de quelques instants. Nous pourrons ainsi nous envoler; dans un ailleurs dont tu ne soupçonnes pas l'existence. L'Homme a perdu contact avec la nature. Il la trahit. Aménageant un espace rien que pour lui et sa famille, il a définitivement renié la beauté au profit de son confort. Pourtant, la nature tente de temps en temps de rappeler à l'Homme qu'il faut tout recommencer, lorsqu'elle se déchaîne et détruit vos constructions et vos vies. Hélas rien n'y fait. Alors, étant un des élus, tu dois voir, sentir, goûter à la vraie vie pour réparer la bêtise humaine. Allez, suis-moi... Le jardin d'Eden t'attend...


Sacrilège ! Je me préparais à toute sorte de surprise, mais pas à celle-ci. Je suis passé des bâtiments, du ciment, des voitures, de l'air impur, à de l'air frais, des animaux, de la terre, des collines. Seuls quelques endroits de notre planète peuvent se targuer d'effleurer la beauté de ce paradis où le calme règne en maître. Aucun bruit ne vient s'attaquer à mes oreilles et je n'entends que la douce mélodie des blanchâtres colombes. Je marche et sous mes pieds, presque nus, la lisse et flamboyante herbe verte les caresse. Le son que cette action procure frappe mon coeur de plaisir. Je regarde à ma gauche et je vois un étang avec aux alentours des tortues et des arbres portant quelques fruits. Voici, une sublime vision de la nature qui m'était encore inconnue, il y a quelques minutes. Depuis des années, les Hommes nous assènent de soi-disant "beauté" et, j'en ai bien honte, je pensais savoir différencier le beau du laid, jusqu'à ce jour. Mes repères se bousculent comme un château de carte pour définitivement s'écrouler. Cet endroit est la cause de mon bouleversement. Je me sens si bien en face de cette gigantesque étendue d'herbe qui s'étend au-delà de l'horizon, que l'idée de revenir sur la planète bleue m'effraie. Comme cette immense liberté que la nature m'offre. Je m'échine à taire cette impression mais en vain, la joie et la peur se mélangent et forment un sentiment ineffable. Certains disent que l'Homme ne peut s'imaginer le paradis car il s'agit d'un lieu si sublime qu'on ne peut le représenter, sans y avoir mis les pieds. Et j'adhère totalement à cette affirmation, maintenant. L’Eden ne se pense pas, il se vit...

 

La vaillance...

Après quelques heures de galvanisation, je monte un cheval noir qui a fière mine. Je ne sais point comment j'en suis arrivé là, néanmoins une petite voix au fond de moi scande que tout ceci est normal et que je dois continuer. Sans me poser de questions, je me dirige là où le vent m'emporte pour terminer mon excursion dans un cul-de-sac. Je descends de ma monture et observe de quoi escalader cette haute colline. La douce voix me sérine de m'affairer car le temps est compté. Pourquoi ? Pourquoi dois-je me presser ? Que doit-il arriver ? Ces questions ont à peine le temps d'exister que mon esprit les élude aussitôt. Je dois grimper la haut ! Il s'agit d'un devoir. J'escalade donc cette colline tant bien que mal, en me surpassant. Arrivé au sommet, le sol aride commence à fortement trembler et, à ma gauche, une créature géante teintée de noire apparue. Sensation étrange. Une peur mélangée a du respect face à cet être mystique qui marche tranquillement, sans se douter que je lui ôterai sa vie. Mon devoir et mon but sont de le tuer et je m'exécute sur le champ, malgré le désavantage flagrant que le géant de pierre a. Il me voit et se prépare a abattre son énorme massue sur moi. Le coup provoque un gigantesque bruit qui assomme la terre, mais grâce à ma vitesse lors du crie de douleur de la planète je me situais derrière ses pieds. Ayant des poils à cet endroit, je m'y accroche pour grimper en haut de sa tête. Dur périple, qui vire en cauchemar. Il se débat et bouge dans tous les sens pour m'éjecter, cependant il n'y parvient point. Ma ténacité surpasse sa combativité. Arrivé à son sommet, le temps s'arrête lors de l'aboutissement du geste : le couteau enfoncé dans le crâne de la créature. Toute la cruauté de l'action s'en retrouve décuplée. Le géant fait vibrer le sol, le sable, les feuilles, les arbres, les parois et même le ciel lors de sa chute en gueulant sa souffrance. Les pieds au sol, une sensation de dégoût naît...


C'est trop beau et triste pour être vrai ! Je suis dans un rêve, c'est certain ! Je ne veux pas y croire, tant de cruauté de ma part !..

 
J'ouvre les yeux et je suis en face de ma télé, manette en main avec ma playstation 2 par terre et Shadow of the colossus sur mon bureau... sacrilège... Ce n'était donc q'un rêve...


Fate

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Commentaires sur Shadow of the colossus : le deuxième jeu qui s'attaque à moi

    Ca m'embête un peu de voir qu'un tel article (sur un tel jeu) n'ait même pas un commentaire. Réparons ça.
    Mais bon, faut pas trop rêver hein, je vais faire court. ^_^
    En bref, le jeu est grandiose, et cet article l'est tout autant.

    Posté par Tsubasa, 06 février 2008 à 13:04 | | Répondre
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