22 septembre 2007
Genzo le marionnettiste, le spectacle raté

<< Une petite histoire à
l'eau de rose facile sans prise de tête.
>>
s'imaginait Yuzo Takada, auteur de 3x3 Eyes, pour décompresser
de cette série dont l'intrigue était effrénée.
Pourtant le monsieur du mensuel Afternoon lui proposa un Jidaï-Guéki
(un drame historique). Yuzo Takada, effrayé par la difficulté
de l'exercice, accepta malgré tout, son <<
instinct de conteur >> ayant ressurgi. <<
Que penseriez-vous d'un marionnettiste ? >>
lança le monsieur au papa de 3x3 Eyes. L'idée
l'intéressait, alors il continua : <<
ce serait l'histoire
d'un homme qui aurait perdu ses sentiments... >>
pour finir par ajouter <<
l'époque, ce serait celle des guerres de clans du XVI
siècle. >>
Genzo, le marionnettiste, était donc né. Jamais on ne
saura si le héros de Yuzo Takada était une création
personnelle ou si son inspirateur se nommait Hidori Jingoro. En
effet, sculpteur et charpentier, né fin du XVI siècle,
il est connu pour son sleeping cat (le chat endormi) et les trois
singes de la sagesse. Divers textes affirment qu'il aurait vu une
femme si sublime qu'il l'a sculptée, et la sculpture prendrait
vie dès qu'on la place en face d'un miroir - l'esprit de la
femme y rentre. C'est sur ce point que Genzo lui ressemble. Les morts
redeviennent vivants (Rien t'étonnant étant donné
que Genzo signifie fantôme ou illusion).
Des offres généreuses, en veux-tu, en voilà ! Ce qui ne veut pas dire que Genzo s'enlise dans des propos mielleux à la limite du vomissement. Le héros, aux cheveux bruns et au regard vide, ne met pas en avant des valeurs altruistes. D'ailleurs, il ne connaît plus le sens de ce mot depuis la mort de sa tendre Saki. L'argent ne l'intéresse pas pour remplir les missions demandées, il agit à son propos compte ou contre une belle femme. Pas pour qu'elle devienne une esclavage - ce n'est pas l'époque qui l'empêche en plus -, mais tourmenté par la mort de son autre moitié, il n'a qu'un souhait : lui redonner vie sous forme de marionnette. Cela le rendrait heureux, comme aucun homme. Alors Genzo agit tantôt pour les mauvaises tantôt pour les bonnes causes. Le clan de Kikuhimé, sa partenaire après qu'il l'ait aidée, a vendu un faux sabre à Hidéyoshi Toyotomi, un seigneur. Un jour Nyûdo Kyôkaï, un grand amateur de sabres, a vu l'original, l'a récupéré et a menacé de tout révéler si Kikuhimé essayait de lui reprendre. Pourtant Genzo l'aidera et, comme on dit << passion exacerbée finit par tuer >>, Kyôkaï n'y a pas échappé. Tranché par la lame qu'il aimait tant. Et ce n'est pas tout. Le manga possède d 'autres histoires glauques. Cet univers réaliste et un brin fantastique n'a rien de chatoyant. Il semble triste, sombre. Pourtant, il ne parvient pas à nous happer entièrement. La structure, une histoire = un chapitre (bien qu'à partir du troisième volume, les chapitres durent plus longtemps), ne permet pas de s'attacher au personnage. On en ressort mitigé à la fin. Illusionniste de talent dans l'intrigue, Genzo n'aura pourtant pas su berner le lecteur...
Fate
06 septembre 2007
Les vampires en manquent de sang
BLACK BLOOD BROTHERS
Titre : Black Blood Brothers.
Titre Original : ブラック・ブラッド・ブラザーズ
Studio : Studio Live & Group Tac.
Diffusion au Japon : 2006/09/08
Nombres d'épisodes : 12 épisodes.
Autres : Light Novel par Azano Kohei.
Date de la review : 2007/08/28
S'il y a une chose qui frappe après avoir vu Black Blood Brother, c'est la ressemblance avec Hellsing ou Devil May Cry. Il est amusant de noter les éléments semblables, pour ne pas dire piquer, chez ses confrères. Hiroaki Yoshikawa, le réalisateur de Black Blood Brother qui est tiré du Ligh Novel éponyme d'Azano Kohei, a-t-il réussi à égaler, voire surpasser ces sources d'inspiration ?
Une sombre guerre
Une ville dévastée... des ruines, des ruines et de nouveau des ruines. Pourtant, un immense bâtiment reste intact dans ce lieu apocalyptique où aucun humain ne semble vivre. Dans la tour, il reste trois survivants qui s'avèrent être des Old blood. Un homme nommé Jiro, vêtu d'une veste et un bas rouge avec une cape qui cache le tout, demande à Ryu-Dono de rompre la barrière protectrice. Le vampire se lance dans une course effrénée droit vers la centaine d'enfants de Kowloon qui sont aussi des vampires. Jiro se surpasse et réussit à contenir toute la meute effrayée par sa puissance et sa détermination. Cependant un nouveau protagoniste allait changer la donne : Cassa, une ancienne amie, qui a tué Alice, dont Jiro était amoureux. La demoiselle était plus forte sur tous les plans mais ne prévoyait pas de tuer Jiro, elle lui laissa la vie et repartit l'avertissant que ce n'était que le commencement. C'est ainsi que la guerre sainte d'Hong-Kong prit fin...
Des personnages (in?)dispensables
Soit
le scénariste était bourré, soit il était fatigué, parce que le
scénario de Blood Black Brothers ressemble plus à du n'importe quoi.
Quel exploit, assurément sur une série de seulement 13 épisodes. Ce
format a ses avantages et ses défauts. Son avantage est que chaque
épisode demeure intéressant, il est rare d'avoir des déchets où il ne
se passe rien comme dans les shônen à rallonge (Naruto,
Prince of Tennis). Tout doit se passer vite et bien, sans long temps
mort (Hellsing). Par contre le peu d'épisodes empêche de bien exposer
l'histoire.
Pour éviter donc ce souci, mieux vaut ne pas trop
développer le background et mettre des personnages, et il semblerait
que le scénariste n'a pas suivi la consigne. Il y a un assez grand
nombre de personnages qui ne servent strictement à rien (Zelman). Le
plus ridicule s'avère être leur introduction dans l'histoire quand
Cassa dit par exemple : <<
Mes respect Zelman Clock. Chasseur Ancestral des Ténèbres, Prince de
Coven, l'Assassin aux Yeux de Sang et descendant du guerrier légendaire
Ashura >>. Tout ce charabia ne sert à rien
à part à impressionner. Parce qu'il n'y a aucun rapport dans l'histoire
(aucun flashback expliquant ce statut), en plus de fournir des
informations supplémentaires inutiles et obscures.
23 juin 2007
Manganimation
Magic Knigth Rayearth
Prenez un bol et introduisez des filles, des garçons, des monstres, des armes et de la magie pour obtenir un résultat explosif nommé : Magic Knigh Rayearth. Un manga a rangé dans la catégorie des magical girl à l'instar de Sailor Moon. Néanmoins, la comparaison s'arrête nette, il ne s'agit pas d'une histoire bancale mettant en scène un groupe d'adolescente. Clamp oblige, il va falloir regarder au-delà des apparences pour découvrir un manga plus intéressant qu'il n'y parait.
Comment ai-je débarqué ici ?
L'histoire démarre à la tour de Tokyo où un événement surnaturel se produit. Trois filles, Hikaru, Umi et Fuu, de classe respectivement différente se rendent là-bas au cours d'un voyage scolaire. C’est alors qu’une voix venue d'ailleurs réclame leur aide et les téléporterrons à Cephiro, un autre monde. A peine se présentent-elles qu'un mage appelé Clef apparaît sous leurs yeux. Prises de surprises aux premiers abords, elles constatent qu'il s'agit d'un petit garçon, du moins physiquement. Il annonce au groupe qu'elles ne pourront pas repartir tant qu'elles accompliront pas l'objectif fixé : délivrer la princesse Emeraude, emprisonnée par son protecteur Zagat qui compte bien anéantir les trois filles. De ce fait, il envoie la belle Alcione pour définitivement les rayer de la liste des vivantes. C'était sans compter sur l'aide de Clef qui permit à Hikaru et ses compagnes de s'enfuir des griffes d'Alcione. Les trois héroïnes combattront pour libérer Emeraude à l'aide de mécha nommé Démorobo.
La suite en cliquant sur cette phrase
Fate
19 juin 2007
Quand les extraterrestres vivent avec les humains
Niea_7
Anime
Editeur : Dynamic Vision
Série
terminée en France
Série
terminée au Japon
Un vaisseau extraterrestre s’est écrasé sur terre, on ne sait ni comment, ni pourquoi, mais depuis l’incident, les aliens et les humains vivent paisiblement ensemble. Malheureusement pour l’héroïne, il en est autrement car sa vie est bouleversée par Niea qui n’est pas du genre à être amorphe et silencieuse, au contraire, la petite a de l’énergie à vendre surtout lorsqu’il s’agit de manger. Ce qui n’arrangera pas les affaires de la pauvre Mayuko qui n’a rien de la fille riche. C’est une simple étudiante ayant raté ses examens et faisant des petits boulots par-ci et par-là pour subvenir à ses besoins ainsi qu’au ventre de Niea. Hélas, ce sera plutôt difficile et elles se retrouveront la plupart du temps à manger un plat peu consistant. Dur, dur, la vie d’étudiante…
Toutefois les apparences sont parfois trompeuses, cette série ne fait pas dans le dramatique ou dans le pathétique, même si cela peut être sous-entendu sous cette chaleureuse ambiance, Niea_7 n’a presque rien d’un anime triste ou touchant. Le but n’est pas de vous faire pleurer mais de vous faire rire et le studio Pioneer a parfaitement rempli son contrat ! Ne vous attendez pas à rire toutes les cinq minutes. Niea_7 ne fait pas du tout dans la surenchère, à contrario de Fuli kuli, car les créateurs ont ajouté, juste, ce qu’il faut d’humour. Sauf, peut-être, dans les deniers épisodes qui prennent une tournure de plus en plus sérieuse et touchante. Du fait que cette série est un anime narrant la vie Mayuko ainsi on retrouve fréquemment les mêmes protagonistes formant une communauté. Et c’est vraiment un plaisir de suivre leurs péripéties.
Au final, Pioneer a crée une série plaisant. Ce n’est pas une bombe, ni une daube mais un anime sympathique qui est conseillé à tous, surtout pour le prix qu’elle coûte, environ de 21 euro pour 13 épisode, alors laissez-vous tenter, la déception ne risque pas d’arriver.
(Mon article date du 26 mars 2006 aussi, mais il n'est pas trop mauvais c'est pourquoi il se retrouve ici)
Fate
01 juin 2007
Quand les femmes prennent les armes
Magic Knigth Rayearth

Manga
Editeur : Pika édition
Nombre de tomes parus en France : 6
Nombre de tomes parus au Japon : 6 (Pareil qu’en France à mon avis)
Sacrilège ! Je dois faire un résumé avant de parler de MKR comme j’aimerai, alors ne perdons pas de temps ! Ce sont trois filles de classe différente venues visiter la tour de Tokyo pour un voyage scolaire. Durant leur visite un phénomène surnaturel apparut, une voix sortie de je ne sais où interpella les trois jeunes filles, elles seules, pouvaient entendre ce triste appelle à l’aide, c’était une jolie princesse qui voulait qu’elles sauvent son monde car d’après elle, les trois adolescentes représentaient les Magic Knigth de la légende… C’est ainsi qu’Hikaru, Umi et Fuu se retrouvèrent embarquées dans une longue et dure lutte ne les concernant point…
Dans, MKR, on est baigné dans un monde d’heroic-fantasy où la magie est reine, ici, point de scénario opposant le bien contre le mal juste des protagonistes ayant chacun leur raison de combattre (Clamp oblige)! A vous de choisir votre clan. Bien sûr, cela n’est pas comparable au chef d’œuvre X de Clamp (tout est moins développé quand même, 6 volumes seulement). Mais là n’est pas le sujet, une chose plus importante nous frappe après la lecture des trois premiers volumes (ou à la fin lorsqu’on repense au manga, comme moi), les stéréotypes. Si les personnages aux grands cœurs vous ennuient, passez votre chemin vu que les héroïnes en sont le parfait archétype, de même que la plupart des scènes –surtout dans les trois premiers tomes- même si on retrouve ceci dans une majorité de shonen, Hikaru, Umi et Fuu en exagère tellement qu’on a envie de dire : elles font franchement pitiés. Il suffit de regarder la première partie qui est truffée de bons sentiments, la force de l’amitié par-ci, par-là et encore là, – ce qui n’empêche pas à la fin du premier triptyque d’avoir une fin sublime et triste- que cela en devient fatiguant. Cependant si ce genre de sentiments ne vous gêne guère, le plaisir de lire les actions de bravoures des personnages principaux –très bien dessiné, surtout les robots- n’est que bonheur. La volonté qu’elles ont pour faire face aux malheureuses situations ainsi que leur courage sont d’une beauté chaleureuse et la mise en scène est de bonne qualité du grand Clamp, c’est sûr ! Pas le temps de respirer, aucune scène bouche trou, du début à la fin le manga ne perd pas de rythme. MKR est vraiment de bonne qualité si vous n’êtes pas trop allergique à Clamp parce que sinon….
(Mon article date du 26 mars 2006, mais il n'est pas trop mauvais c'est pourquoi il se retrouve ici)
Fate
Quand tout le monde joue à la poupée...
Issu du shônen ace, Angelic Layer, entre 1999 et 2001, lorgne en grande partie vers l'un des plus grand succès mondial : Pokemon. Même Clamp s'y met, c'est dire si cela n'a pas été un phénomène mondial. Au lieu cependant de faire un peu copier-coller, Clamp a mélangé la série avec du Card Captor Sakura et du Médabot avec leur savoir faire que beaucoup d'otaku adulent. Alors, le résultat final est-il un met délicieux, médiocre ou exécrable ?
Quand le hasard trace l'avenir
Quand on n'a pas le sens de l'orientation, mieux vaut ne pas voyager. Misaki Suzushara, l'héroïne, l'apprendra à ses dépends. Cette jeune
fille espiègle doit se rendre chez sa tante pour y vivre durant 3 ans,
pour aller dans une grande école que sa mère a payée. La
chanceuse, qui ne l'est pas tant que ça. En effet, elle se trompe de
chemin, mais cette erreur lui permet d'assister à un combat d'Ange,
le nom des poupées, au sein de l'Angelic Layer. Captivée par le combat,
elle décidera de s'en procurer un juste après. C'est une sorte de
gentil professeur Mihara un peu fou (très cliché) qui l'aidera dans
cette tâche, ainsi qu'à devenir la meilleure combattante de l'Angelic
Layer. Une
fois rentré chez sa tante, Misaki lui explique ce qui est arrivé. Sa
tante semble dès lors bizarre à la vue de l'Ange, on sent qu'elle sait
une chose que la petite ne se doute pas. Peu de temps après, cette
dernière ouvre l'oeuf où son Ange est enfermé, lui met des cheveux, lui
donne toutes ses caractéristiques (force, poids, vitesse) puis
l'appelle Lumina (Hikaru dans la version originale). C'est alors que
l'aventure commence..
Fate
(Le reste de l'article se trouve ici : http://www.manganimation.net/index.php?page=review_angelic_layer )
28 avril 2007
Hommage à Kogaru
Kogaru, magazine sur le Japon
Tu n'as pas survécu à cette bataille
Ton corps est sur la paille
Pourtant tu as été très bon
Bien loin du consensus
Que personne n'accuse
Tu pointais du doigt ce qui n'allait pas
chez ces << artistes >> japonais de bas étages
Ton identité n'a fait que t'emmener
Dans des contrées où tu as été attaqués
Peu de personnes pouvaient t'aider
De cette ruse vilement préparée
Mais comme n'importe quel passant dirait
Les meilleurs partent en premier il semblerait
Mais le temps n'effacera pas ma mémoire
Des connaissances que tu m'as donné sans recevoir
Fate
15 janvier 2007
Les Otacons
Qui dit fans, dit cons. Voici une règle inébranlable. A chaque fois, c'est la même, dès qu'un fan sent que son précieux, en l'occurrence le Japon ici, se fait attaquer, il débite des débilités à se noyer dedans. De même quand le pays du soleil levant devient une affaire de masse. Pour sûr, ça devient has-been d'adorer le Japon maintenant. Ce qui agace certains, comme un lecteur du magazine d'animation Kogaru (le numéro est disponible en pdf sur leur site).
Ce jeune homme, appelé Golden, a répondu à mon mail envoyé à Kogaru proposant de rédiger quelques chroniques sur le rap japonais. Et sa justification pour s'opposer à la rubrique vaut de l'or. D'après lui, << Pourquoi parler du rap dans Kogaru, alors que celui-ci n'est qu'une infirme partie de la production japonaise (...) Surtout quand on sait que si nous, on écoute de la J-Music, c'est pour écouter autre chose que, justement, le rap >>. Alors tous ceux qui écoutent du rap ne s'intéressent pas à la J-Music et vice-versa ? Une première – je suis une exception selon lui. Pire, cela signifierait que le rock, le métal, le jazz, etc n'existeraient pas ? Il semblerait. Golden n'a visiblement pas compris que J-Music veut dire Japan Music. Tous les genres, produits par des japonais, entrent dans cette catégorie. Pour sûr, qu'est-ce que c'est con parfois un passionné...
Fate
27 novembre 2006
Image de la semaine
Fate
24 novembre 2006
Image de la semaine
Fate







