09 septembre 2005

Faux-cul. Chapitre 3 : La salle des morts, la cantine...

 Encore un nouveau jour en enfer, que c'est dur. Je ne sais pas si je pourrais tenir une année en voyant sans arrêt ces têtes infâmes. Et je ne parle même pas de leurs conversations ou encore de leur voix. Horrible. L'heure de français s'est enfin terminée et c'est le moment de manger à la cantine, car j'habite trop loin du lycée pour faire l'aller-retour et je n'ai pas que ça à foutre. Puis il faut vraiment être débile pour se taper tout ce chemin. Ce qu'est un certain Cyril, il aime courir tous les matins alors qu'il pourrait bouger son tas d'os pour prendre le bus. Mais non, il se fatigue tous les matins pour prouver je ne sais quoi. Au moins ça lui fait une petite réputation qui lui permet d'exister. Que voulez-vous, ce type est un tâche c'est pour ça qu'il est noir. Logique. Il n'a pas eu de chance : laid et noir, où comment être célibataire à vie. Mais assez parlé de lui, il est temps que je retrouve les autres déchets humains pour manger à la cantine et ils sont tous là, enfin.

 

  On attend tous devant la porte où se trouve un tas de "trucs" bruyants à souhait, sauf que la chose qui irrite le plus mes oreilles, parmi tout le brouhaha, est la surveillante. Une sorte de gothique sans style avec la laideur en plus. Que dis-je ? Toutes les gothiques sont moches d'où leur appartenance à une catégorie précise. Un peu comme les skateurs qui sont des déchets rejetés par leurs semblables. Etonnant ? Non, même chez les ratés une hiérarchie a été inventée. Du plus moche au plus moche. M'enfin revenons au plus important la cantine... Je passe la salle, je mets ma carte dans une sorte de fente qui ne ressemble à rien. Elle dégage une odeur répugnante et on peut voir des toiles d'araignées, à croire que les dames de ménages ne servent à rien. On ne les paie pas pour ne rien foutre, ça, c'est le travail des élèves ou des professeurs. Bref, je prends mon plateau où un cafard prend du bon temps jusqu'à que je passe le plateau à la stupide de la classe : Virginie. Elle me remercie puis voit, enfin, l'insecte à quatre pattes, et à ce moment-là, elle pousse le cri le plus aigue que j'ai entendu de toute ma vie. Ensuite elle balance le plateau derrière-elle avec le cafard dessus. Je suis content, j'ai accompli quelque chose de bien pour une fois, Satan me remerciera. Après avoir vu et choisi la nourriture de Dieu - c'est-à-dire quelque chose d'infâme -, je peux enfin m'asseoir à une table avec mes "amis". Je pénètre dans la salle et on voit une tonne d'élèves tous aussi répugnants en train de manger. Je n'arrive pas à percevoir le début d'une conversation, il y a tellement de bruits. Cela ressemble même à une réunion de porcs à cause de l'odeur nauséabonde que dégage la salle. D'ailleurs elle et la transpiration ne font qu'un. Et le pire dans tout ça, c'est que je suis probablement le seul à remarquer quelque chose car même mes amis ne sentent pas l'odeur. Il faut avouer qu'ils n'en sont pas capables, faudrait qu'ils arrivent à comprendre une histoire avant d'avoir la capacité de sentir. En fait la cantine, c'est la réunion des abrutis chroniques et je ne fais pas parti de cette catégorie. Alors je décide de lancer mon plateau sur un élève et je m'en vais... La prochaine fois que je mange à la cantine, je m'équiperai d'une combinaison anti-con...


Fate, pas les cons même si vous l'êtes tous...

Posté par Fate à 19:57 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Faux-cul. Chapitre 3 : La salle des morts, la cantine...

    Tiens, ce Cyril me dit quelque chose. Mais il est pas moche du tout!

    Posté par Déème, 10 septembre 2005 à 12:11 | | Répondre
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