15 août 2005

Le Faux-cul. chapitre 1 : la triste classe...

Bien. pour la première mise à jour, je voulais parler de Death note un manga génial mais je suis beaucoup occupé, alors je n'ai pu commencer. Pour faire patienter les quelques pèlerins ou le pèlerin qui lit ma vieille prose. Voici une petite histoire inventée par mes soins. J'en ferai d'autres à mon avis, vu que j'ai, quand même, apprécié créer cette histoire. Bonne lecture avec ce type qui voit la vie de façon noire.

La sonnerie retentit et je marche doucement entre les couloirs de ce lugubre lycée. Mon regard porte vers le sol. Ce sol abîmé, sale, moisi où j’arrive à distinguer des formes qui effrayeraient n’importe quels enfants constitués normalement. Autour de moi, des gens ne font que discuter créant un brouhaha énorme malgré cela, je parviens à entendre des bribes des discussions de Kévin et Bob, Virginie et Bernadette ou, encore, des pauvres demeurées de service. Que des dialogues passionnants, en somme. Kévin parle à Bob du dernier cylindre qu’il a vu dans le magazine Tuning, Virginie, comme d’habitude, tente d’expliquer à Bernadette pourquoi il vaut mieux mettre certains vernis à ongle. Intéressant… très intéressant.

 

Je continue de marcher pour me diriger vers la salle de classe qui se trouve bien loin, permettant à Greg, le pseudo intello, d’ouvrir une discussion avec moi. Monsieur adore étaler sa confiture sur toute sorte de sujet et problème, ramenant souvent des causes philosophiques pour mieux briller en société. Ce qui ne m’impressionne point mais pour ne pas blesser son amour propre de misérable raté, je me laisse surprendre par ses révélations. Ce jeune homme croit sûrement que citer Socrate, Platon ou Werber lui apporte un semblant de crédibilité à mes yeux. Qu’il y croit, je préfère savoir qu’il décédera con qu’ intelligent. Sa voix m’irrite, il parle, parle et encore parle, comme un moteur qui a dû se coincer les couilles à cause de son abruti de propriétaire ne sachant pas l’utiliser. Je ne dis rien, la salle de classe se trouve à quelques mètres, me libérant ainsi des enfers.

 

La lumière vînt, enfin, malheureusement elle retomba aussi vite. Notre professeur de français est toujours aussi moche, elle est sur un fauteuil roulant, sent la mort et sur son visage cohabite une dizaine de boutons avec des cicatrices, quel spectacle abominable ! Je ne décrirai point le son qui sort de l’entre de ses deux lèvres, il est indescriptible. Au moins, je peux affirmer que cela ne provient pas d’un humain. Durant le temps de ma description, Adeline, le garçon manqué, me poussa violent car celle-ci déteste attendre, vu que je bouchais le chemin. Je décidais de ne point répondre à ce geste. La vengeance est un plat qui se mange froid comme on dit…

 

Je m’assieds comme d’habitude à ma place, où se trouve, à coté de moi Thomas. C’est la caricature d’Hardi sauf qu’il manque Laurel ou il l’a mangé. Dommage pour vous, ce n’est pas la victime de la classe comme vous auriez aimé l’entendre. Thomas joue le martyr de la classe, il ne fait que jouer la victime, comme vous l’attendiez, mais ce n’est pas le bouc émissaire. A force de lire du Molière, il imagine, probablement, que la vie est une pièce de théâtre car chacune de ses phrases, gestes et mots sont parfaitement mesurés. Il m’impressionne cet éléphant ! Il peut être con mais il mourra avec les honneurs, comme beaucoup de personnages de pièces de théâtre.

   

  Je me retourne pour admirer les événements et la beauté de la nature qui contraste avec la pièce terne et morte où je suis. Je vais m’improviser poète blasé, si je continue à voir la misère qui m’entoure, comparé au paradis dehors. Allez, j’arrête ce récit, je vous conterai, peut-être, le reste de ma vie bien morne côtoyant la misère une autre fois

Posté par Fate à 11:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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